Cette année Cam et Antho ont ramené du Barbès Runners pour le triathlon de Marseille, c’est donc accompagnés de Garance, Seb et de Camille.C (guest) qu’ils ont pris le départ sous un ciel menaçant.

[CAM] 3:08:06 – 38F

1500M SWIM – 33’56” – 33e

Contrairement à mes comparses, le rolling start était pour moi la bonne nouvelle de cette édition 2017. Phobique de la noyade par kick dans la tête en pleine mer agitée, je prenais le départ plus rassurée que l’année précédente. Il faut dire aussi que pour cette seconde édition, nous avions laissé de côté notre tourisme habituel et avions opté pour la combinaison néoprène. C’est donc parée de ma toute nouvelle combi que je me place dans la vague des 25-30mn. Bien mal m’en a pris, en tri c’est comme en course à pied, tu ne te places pas dans le SAS du temps que tu vas faire, mais dans celui que tu rêves de faire! Je rattrape donc rapidement du monde, et essaye de doubler tant bien que mal les quelques clampins partis au carton mais qui ont vu rouge au bout de 300m, tout en gardant en ligne de mire la bouée dans ces flots agités. Après quelques gorgées revigorante d’eau de mer, je sors de l’eau plutôt satisfaite de mon temps : 33’56” pour 1750m à la montre.

T1 – 3’06” – 46e

La tête tourne, et la transition avec le retrait pour la première fois de la combi en mode compétition était plus que acrobatique, 13 places de perdues au classement. Je quitte la T1 en oubliant mes gels, et clopine sur mes chaussures de vélo jusqu’à la ligne de départ.

40KM BIKE – 1h35’44” – 50e

Pour les gels, ce n’est pas bien grave, au rythme que j’ai avec le vent qui s’est levé et qui souffle dans la montée de la Gineste, je dois pas beaucoup brûler. Arrivée en haut de cette satanée montée et après avoir insulté intérieurement la planète entière, dont moi même de m’être lancée là-dedans, je me fais un copain de fortune : je le double dans les montées, il me rattrape dans les descentes, je sais qu’il ne faut pas le laisser filer. Quelques gouttes tombent et je prie pour que l’averse attende la course à pieds. Mon voeu sera exhaussé.

T2 – 2’53” – 54e

En arrivant à la T2 je croise Seb qui entame son second tour de course à pieds, il a l’air plutôt frais sur le papier.

10KM RUN – 52’25” – 31e

La température clémente et les averses rafraîchissantes me permettent de vivre les 10 derniers kilomètres de manière bien plus agréable que l’année dernière. Antho et Cam, l’invité BR, m’attendent à chaque fin de boucle et je finis par apercevoir Seb et Garance qui m’attendent patiemment à l’arrivée.

Pour conclure : une très bonne natation, une meilleure course à pieds que l’an passé, mais toujours une vraie bille à vélo, et ça va falloir le bosser! Rendez-vous l’année prochaine!

[Antho] 2:28:16 – 51 scratch

Revenu le couteau entre les dents qui raye le parquet après avoir crevé lors de l’édition 2016, je rêve d’en découdre cette année et ce dès la mass start natation. Putain de déception, 2017 c’est le début des rolling start aka départ par vague de 10 toutes les 8 secondes.

Alors voila, rdv donné la veille à Seb et Garance pour 6h50, on arrive pépouze à 7h20 (quenelle) au parc vélo. Je rejoins ma rangée, place 718 et déballe mon kit du petit triathlète sans pression : 5 jours sans alcool, je ne me suis pas senti aussi pur depuis le bac, je sue des gouttes de volvic.

1500M SWIM – 29’38” – 83e

7h50, trop à la bourre après mon passage éclair dans la wcmobile, je me fais sortir de force du bike park par les bénévoles et parviens à retrouver Seb pour les 2 longueurs d’avant course.

8h00 et une 10è de vagues après, c’est le feu : l’excitation est à son paroxysme, je rejoins mes potes partis dans les vagues précédentes pour 1500m de bonheur.

8h05 perte de la lunette gauche.

8h07 perte de la lunette gauche.

8h10 perte de la lunette gauche.

8h15 je suis borgne et j’en ai plus rien à foutre. Dans l’incapacité de me repérer, l’objectif est de cogner des bonhommes à gauche comme à droite, m’assurant d’être plus ou moins dans le circuit. Sur la dernière ligne droite, galvanisé par l’idée de sortir de l’eau bon dernier de mon groupe de pote à cause de ces multiples arrêts je produit un effort potentiellement préjudiciable pour la suite mais qui me replace dans la course.

T1 – 2’16” – 149e

Quand mon pote m’a proposé ses élastiques dentaires pour accrocher mes chaussures aux pédaliers, j’ai pas eu les couilles de tenter le départ pieds nus cette année. Retrait de combinaison assez satisfaisant, je ne perds “que” 11 places en zone de transition.

40KM BIKE – 1h14’07” – 103e

Quelques coups de flemme sur la partie vélo, un mal de dos récurrent et surtout je reste hanté par la crevaison, la gestion de course est assez moyenne.

Je double tout de même mon pote Camille (sorti 1er d’entre nous en natation) sur le boulevard Michelet en lui plantant la cruelle attaque de Pierre Rolland avant d’aborder une montée vers Luminy dont l’état des routes assez catastrophique exige un regain de lucidité.

Relativement frais en abordant le col de la Gineste, je défie le vent qui tente de saborder notre ascension avec des positions peu académiques. Une fois sur le plateau, on prend du plaisir avec une alternance de faux plats roulés à une moyenne > 40kmh jusqu’au demi-tour opéré après Carpiagne me permettant de croiser chacun de mes potes, dans l’ordre : Seb, Garance + Camille.C et Camille.L. En descendant au carton, je suis à la lutte avec des cyclistes confirmés loin d’être effrayés par des vitesses dépassant les 70kmh. En quasi roue libre jusqu’au David je rentre dans le parc à vélo avec de bonnes sensations.

T2 – 2’36” – 356e

Régis champion du monde en titre de la transition, je me plante 3 fois dans mon double noeud, j’oublie d’enlever mon casque et de boire après avoir pris mon gel. Non content de faire le guignol sur ma place de parking, je fais cette erreur de ravito qui sera l’origine d’une violente défaillance dans les 5 derniers kilo.

10KM RUN – 39’36” – 19e

Les sensations sont vraiments bonnes, et malgré 5 places de perdues après cette T2 lamentable, je me sais pas trop mal placé avant d’aborder la course à pieds – naturellement mon point fort sur un triathlon – lorsqu’un coup d’oeil sur la montre me confirme que le chrono sous les 2h30’ est quasiment assuré. Dans le plus grand des calmes, je parviens à tenir des allures en 3’30 sur le plat et après avoir passé 5KM et gagné une petite 30ène de places, j’estime mon temps de course sur 10K autour des 37’00.

Et là c’est le drame. KM6, je porte haut les valeurs française avec un craquage des plus qualitatifs, recette :

  • Point de côté généralisé en mode barre parallèle au-dessus du nombril
  • Régurgitation du gel pris en T2 par à-coups de bile pateuse dont l’expulsion au delà de la combi tri relève de l’exploit
  • Besoin vital en eau, 4 gobelets par ravito
  • Arnaud Démarre

Second souffle au KM9, je parviens à relancer la machine pour finir la tête haute. Finisher, un filet de bave sur le torse, je pars soigner ma déshydratation à la canette pour mieux savourer mon 2h28’16”, bonne base de chrono à casser dès l’année prochaine !!

[Seb] 2:33:33 – 85 scratch

N’ayant aucune affection particulière pour la ville de Marseille et sa région, je me demande bien pourquoi j’ai accepté l’invitation de Cam et Antho au triathlon de Marseille cette année…

Restant sur une course propre à Deauville il y a 15 jours, accompagné de Garance, je reprends mes petites habitudes de veille de tri : natation en mer et petit footing.  

SWIM – 30’58” – 135e

Rdv 8h et pour le départ en rolling start. Les 700 premiers mètres se passent plutôt bien, je nage plutôt bien en tenant un bon rythme. Les 1050m suivant seront une cata. J’alterne entre “groupe de 4 personnes qui se nagent dessus”, “je bois la tasse” et “elle est où l’arche d’arrivée”.

Sortie de l’eau en 130e position, j’ai déjà fait trop d’erreurs.

T1 – 2’21” – 169

Je galère un peu à enlever ma combi (la prochaine fois ça sera épilation + vaseline) mais je trouve que je suis plutôt rapide. 2’21. J’ai perdu 18 places supplémentaires.

BIKE – 1h16’08” – 150e

Je n’arrête pas de penser à ma natation catastrophique et je me dis que l’objectif du top 90 en sub 2h35 c’est mort.. Je décide alors de me faire sauter les cuisses sur le vélo et puis pour la course à pied on verra plus tard.

Je double pas mal de vélos à 10.000 euros avec mon bolide acheté d’occas’ sur le bon coin, ce qui est plutôt bon pour le moral. Sur le parcours je croise Antho qui est quelques minutes devant mois et Garance qui est quelques minutes derrière moi. Je me lance alors dans mes calculs “sachant que Garance va courir le 10k en 36-37’ et que moi je vise un sub40’, il faut que je pose le vélo 3-4 min avant elle pour rester devant”

Fin du vélo en 1h16, j’ai repris 13 places.

T2 – 2’18” – 237e

Jean Michel ravito : 2’21, je perds 4 places.

RUN – 41’47” – 38e

Aucun idée de la position de Garance, mais la je me dis qu’il faut que je me termine quitte à passer l’après-midi en PLS. Je passe une course à pied très solide sur un parcours de 10,5k pas plat du tout.

Je reprends 54 places et termine en 41’47, 90e au classement en 2h33. J’ai finalement tenu tête à Garance qui revenait fort, 1 ou 2 kms de plus et j’étais fichu.

Course magnifique, orga au top, ville de merde. Je reviendrai.

[Garance] 2:35:32 – 8F

A peine les dernières gouttes d’eau de la Seine évaporées de la combi que cette-dernière est ré-empaquetée, direction la mer du Sud ! Le triathlon de Marseille clôt cette trilogie de compétitions démarrée trois semaines auparavant avec les 48 km dans les Dolomites.

Un train de nuit bondé pour moi, un train aux aurores raté pour Seb, et nous voilà presque frais, presque prêts, pour dompter la Méditerranée aux côtés du Koople ! 

Au retrait des dossards gonflés à bloc, nous épandons notre motivation en claquant des sous : je discute passionnément lacets de chaussures avec un vendeur tandis que Seb compare les points d’attaches de ceintures en nylon. Une heure passée sur les trois stands du village, de quel zèle faisons-nous preuve !

7h, le dimanche de la course : la plage du Prado fourmille de silhouettes en silicone noir coiffées de bonnets en caoutchouc. Bleus pour les messieurs, roses pour les dames, blancs pour les + de 40 ans, rouge pour les célibataires et jaune fluo pour ceux qui ont déjà sauté en parachute. Malgré ces signes distinctifs, on se perd et je ne retrouve Antho (et son bonnet blanc, peut-être trustait-il un podium chez les vétérans) et Seb que dans le sas du départ. Egaré Camille.

1500 SWIM – 32’06“ – 21e

8h et des grains de sel, pan le départ ! Je plonge dans l’eau, je suis la masse direction la première bouée. Première bouée atteinte, retour vers la plage ? Ah non, on bifurque à gauche vers une autre bouée, puis une autre, encore une autre… Note à moi-même pour la prochaine fois : reconnaître le parcours aquatique, même sur le papier, c’est bien ; parce qu’avec les creux des vagues et la houle, très difficile de distinguer les bouées et donc la direction à viser !  Ma natation est une frise géométrique, je dessine des créneaux dans l’eau et n’avance pas : que c’est long ! Je débarque sur la plage au bout d’une éternité, en ayant une pensée compatissante pour ceux de Nice les jours prochains.

T1 – 2’14” – 19e

Je sors de l’eau en titubant sur le sable. J’ai mis une éternité à nager et les gars sont loin devant ! Bouche pâteuse de tout le sel qui la tapisse, je cours à mon vélo en ôtant la combi. « Ne t’assois pas et n’enlève pas ta montre, optimise ta transition ! » Dans la foulée je tente le pas-d’chaussettes, il s’agit d’aller vite.

40KM BIKE – 1h19’04” – 8e

J’enfourche le vélo en face du David et c’est parti ! Le bitume est lisse et agréable sous la roue, les sensations sont nettement plus plaisantes qu’à Paris et c’est un gros kiff…jusqu’au km 4 ou 5, où mon vélo fait un bruit de poney et se coince. « Votre roue arrière est bloquée contre le cadre ! » me crie un cycliste en passant. Bon. Je m’arrête, je regarde, ne vois rien, fais semblant de bricoler en tournant la roue à la main et remonte en selle. Sur un malentendu, croisons les doigts… Re-bruit de poney, re-roue coincée, re-cérémonial du tournoiement de roue autour de l’axe. Je broie du noir, je ne peux pas abandonner maintenant ! Je remonte en selle… Et là miracle, l’ange gardien Ribery m’a entendue : la routourne !

C’est reparti pour les 40 km de vélo avec ascension de la Gineste. J’ai perdu une ou deux minutes avec ces arrêts, et suis sortie assez loin en natation donc je remonte du monde (la technique à la Yohan Chocolat : tu vises des dos et tu t’attelles à les reprendre). Les nids de poule avant l’ascension décollent mon rayon scotché ; celui-ci se met à jouer le métronome contre ses camarades bien accrochés. On n’entend que moi au milieu du ronronnement des pneus sur le bitume, je bredouille quelques excuses à un coureur à côté. Puis un nouveau trou secoue mon rayon, il met fin à sa symphonie et se tait. Time to admire, et time to se concentrer sur les cuisses. Le parcours est splendide sur la route qui mène vers Cassis (remember last summer).

J’aperçois Seb en sens inverse, lunettes vissées et grand sourire il fuse dans la redescente vers Marseille. Je ne vois ni Antho ni Cam, mais avec la concentration et la vitesse pas évident de reconnaître les copains.

T2 – 2’01” – 16e

La descente est grisante. On roule à toute allure vers le Prado, où l’on dépose nos vélos avant d’aborder la dernière partie : la course à pieds !

10KM RUN – 40’05” – 1e

Deux boucles sur le front de mer, un peu vallonnées, sur lesquelles se croisent les coureurs de tête et leurs suiveurs. Ca me permet de voir Antho, une éternité devant, puis Seb pas très loin derrière. Encouragements mutuels,  Seb m’exhorte à le rattraper. Mais il est loin ! Trop loin ! J’essaye d’augmenter ma cadence pour accélérer mais le vélo a creusé l’écart : les filles devant moi sont très loin devant et les filles derrière moi très loin derrière. Il n’y a plus que le chrono qui se joue. Même la perspective de croquer un morceau de fesse du gros Seb est porteuse de peu d’espoirs, il est trop loin le bonhomme ! J’ai conscience de mon mental fatigué. Plus que le corps, c’est la tête qui peine à enchaîner les compétitions trois semaines de suite.

Derniers kilomètres, dernières accélérations ! Et c’est la fin, franchissement de la ligne sous les clameurs et accolades de Seb et Antho, mouillés et médaillés. Quelle course ! Un feu d’artifices de sensations, une explosion d’endorphines, trois batailles en une ! Bon, c’est sûr que les photos en bonnet de bain sont moins photogéniques que celles en débardeur sur une ligne de départ mais nos responsables de com ès Instagrameurs en chef sauront arranger ça.

En bonus ? le barbeuc piscine d’arrivée ! merci le boost Koople pour la bonne idée marseillaise.