Pourquoi c’est chouette (et utile) de faire des Championnats de France quand t’es licencié FFA (au moins une fois dans sa vie, et en trail notamment) !

Okay, beaucoup ont critiqué, souvent à juste titre, la récupération du trail par la FFA. Mais qu’on le veuille ou non, le trail s’est maintenant démocratisé, est devenu sponsorisé, monétisé, réglementé… et il faut faire avec. 
Pourtant, voici quelques raisons qui devraient inciter plus de licenciés à participer au moins une fois à un championnat de France de trail :

– Contrairement à d’autres sports, il est très facile de se qualifier (et donc de se la raconter un peu après) : il suffit de franchir la ligne d’arrivée d’une des étapes du Trail National Tour. Le Trail des Tranchées à Verdun est par exemple de toute beauté.
– Ça t’oblige à te bouger les fesses pendant l’été vu que la course tombe mi-septembre.
– Contrairement à d’habitude (surtout pour les Parisien(ne)s), tu n’es pas obligé de te couper un bras pour payer ton inscription : 20 euros pour 31 km, c’est (presque) donné. Pour peu que ton club te l’offre, c’est tout bénéf’. Tu n’auras plus qu’à te payer le bus qui t’amène dans le trou du cul de la vallée (oui c’est toujours dans un endroit un peu paumé).
– Le parcours du championnat de France est forcément beau. Il est varié (difficulté, paysage, type de chemins), la forêt sent bon, tu es content d’être dans la nature avec les fleurs, les oiseaux et tout ça, bref tu ne ressens que plaisir et allégresse. Ou presque.
– Même s’il y a des trails plus prestigieux et attractifs, tu vas quand même côtoyer une partie du gratin sportif (si on appelle côtoyer le fait d’être 20 mètres derrière le sas élite). Dans ma course figuraient par exemple Adeline Roche championne du monde en titre de trail, Céline Lafaye récente 3ème du marathon du Mont-Blanc, ou Célia Chiron vainqueure cet été de la Pierre Menta en binôme femmes.
– De fait, ce type de course te permet de te situer par rapport au haut niveau. C’est généralement là que « humilité », « relativiser », ou « remettre l’église au centre du village » entrent dans ton vocabulaire (Adeline Roche me met 40 minutes sur 31 km par exemple).
– Tes adversaires en trail sont quand même vachement plus sympas que celles sur route, enfin… surtout celles que tu doubles. Alors oui il est peut-être plus facile de s’encourager et de se parler quand on joue le top 20 que le top 3.
– Le public du trail est le meilleur du monde : est-ce que vraiment tu penses qu’un type qui se lève à 8h du mat’ un dimanche où ça caille grave pour aller encourager 400 pelés sous la pluie n’est pas un putin de vrai passionné ?
– Incroyable mais vrai : il n’y a rien à gagner aux Championnats de France, à part ton nom inscrit à vie dans les tablettes de la FFA. Juste pour la gloire quoi ! Nan je déconne… Les 3 premiers ont reçu une bouteille de crémant et un munster.
– Bien que tu ne sois donc pas une machine ni une championne, faire les France est la meilleure des raisons pour s’y remettre plus sérieusement une fois la pause finie. Se programmer plus de renfo par exemple parce qu’honnêtement, le dessous du bras est un peu mou par rapport à celui de tes concurrentes. Rameuter des potes aussi pour la prochaine fois, car si participer individuellement c’est chouette, le faire en équipe c’est encore mieux.

–> La beauté des Vosges, un public en folie, des pêcheurs, des pistes de ski à grimper, des meufs qui vont très très vite : tout ça dans cette petite vidéo.

On rigole bien en trail, le public est un vrais boute-en-train ! (à droite en spectatrice : Claire Mougel, 3ème du championnat de France de trail long) – Crédit photo : Isabelle Faivre